Le papillomavirus (HPV) vous concerne aussi
Saviez-vous qu’on est tous concernés, hommes comme femmes, par le papillomavirus, un virus qui peut provoquer des cancers ?1
Informez-vous et surtout protégez-vous !
Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le papillomavirus :
Le premier moyen de se protéger est de s’informer.
Que savez-vous du papillomavirus ?
Testez vos connaissances !
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COMMENT JE L’ATTRAPE ?
Le papillomavirus est un virus sexuellement transmissible très contagieux.1
L’infection à papillomavirus est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente.2
Les papillomavirus (ou HPV pour Human Papillomavirus en anglais) sont des virus très contagieux qui se transmettent lors de contacts intimes.2 Il existe près de 200 types de papillomavirus, dont 12 dits à haut risque, responsables de cancers.1,2
L’infection à papillomavirus est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente.2 En effet, 8 personnes sur 10, hommes et femmes, seront infectées au moins une fois par un papillomavirus au cours de leur vie.1
Chacun, chacune, quelle que soit sa sexualité peut être exposé(e) à une infection à papillomavirus. Nous sommes tous concernés !2
Dans la majorité des cas, l’infection ne provoque aucun symptôme. Le système immunitaire élimine le virus de façon spontanée.3 Mais pour 10% des personnes infectées, le virus persiste et peut être à l’origine de conséquences graves comme l’apparition de verrues génitales et le développement de lésions précancéreuses pouvant évoluer en cancers.4
Le papillomavirus se transmet par contact intime.2
Le papillomavirus se transmet par contact des muqueuses ou de la peau.2 Si vous êtes infecté(e), il est donc tout à fait possible de transmettre le virus à votre partenaire, même lors d’un rapport sexuel sans pénétration.5
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le papillomavirus peut être présent sur des zones non couvertes par le préservatif. C’est pour ça que la protection du préservatif n’est que partielle contre le papillomavirus.2 Le préservatif reste tout de même le meilleur moyen de protection contre les autres IST.6
QUELLES PEUVENT ÊTRE LES CONSÉQUENCES DE L’AVOIR ?
Certaines infections à papillomavirus peuvent avoir des conséquences graves.1
Ces infections peuvent entraîner des verrues génitales, des lésions précancéreuses et des cancers dans certains cas.1
Ce sont aussi bien les hommes que les femmes qui peuvent être touchés par les conséquences graves liées à l’infection à papillomavirus.1
Chaque année en France, l’infection à papillomavirus est à l’origine de :
- cancers – 7 130 nouveaux cas diagnostiqués par an, ce qui représente près de 19 cas par jour. Parmi ces cancers, près d’1/3 concerne les hommes.1
- verrues génitales – plus de 100 000 cas par an, répartis équitablement entre hommes et femmes.1
Nombre de maladies liées au papillomavirus par an en France :1
Papillomavirus : un virus responsable de 100% des cancers du col de l’utérus.1
Près de 3 000 cas de cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année, tous causés par le papillomavirus. Et chaque année, 1 100 personnes décèdent d’un cancer du col de l’utérus en France.4
Avant d’évoluer en cancer, le papillomavirus peut provoquer des lésions précancéreuses.2 Environ 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus sont dépistées chaque année.1 Ces lésions nécessitent une surveillance gynécologique, mais un traitement peut s’avérer nécessaire.7
Dans certains cas, on a recours à la conisation, un traitement par chirurgie qui consiste à enlever le bout du col de l’utérus avec la lésion.7 Ce traitement peut avoir de lourdes conséquences sur l’avenir de la femme, comme un risque augmenté d’accouchement prématuré.3
LE SAVIEZ-VOUS ?
Dans la majorité des cas, le papillomavirus ne provoque aucun symptôme visible au moment de l’infection. Le virus passe donc souvent inaperçu.2 Si l’infection persiste, les signes apparaissent généralement plus tard :
- soit sous forme de verrues génitales qui apparaissent quelques mois après l’infection.4,8
- soit sous forme d’un cancer, si l’infection est due à un HPV à haut risque, qui se développe plusieurs années après l’infection.4
À noter aussi, comme il n’y a pas de symptôme au moment de l’infection, il est possible d’être porteur du virus sans le savoir, et donc de le transmettre à son ou ses partenaire(s).2
COMMENT JE PEUX M’EN PROTÉGER ?
Des moyens de prévention existent contre les infections à papillomavirus.2
Les infections à papillomavirus sont très fréquentes et difficiles à éviter. Il n’existe pas de traitement, mais il existe des moyens de s’en protéger, comme la vaccination et le dépistage.1,2
La vaccination
La vaccination contre le papillomavirus est recommandée pour tous les garçons et les filles de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans.9 Le risque d’infection par le papillomavirus existe tout au long de la vie1 — ne manquez pas cette opportunité de vous protéger !
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le pic d’infection à papillomavirus se situe entre 20 et 24 ans chez les femmes, et entre 25 et 29 ans chez les hommes. Environ 60% des premières infections surviennent dans les 5 ans suivant le premier rapport sexuel, et non pas lors du tout premier rapport.10
Et aussi, même si vous avez déjà été infecté(e), vous pouvez être infecté(e) à nouveau, soit par un autre type de papillomavirus, soit par le même type que lors de la première infection.10
Il n’est donc jamais trop tard pour se protéger des infections à papillomavirus !9
Le dépistage
Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour toutes les femmes dès 25 ans. Il se fait à l’aide d’un frottis cervico-utérin ou d’un test HPV.2 Si des anomalies sont détectées, votre professionnel de santé vous expliquera les examens complémentaires à effectuer et les traitements possibles.2
La vaccination ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus, et un suivi gynécologique régulier doit être effectué chez toutes les femmes, y compris les femmes vaccinées, âgées de plus de 25 ans.10
LE SAVIEZ-VOUS ?
Il n’existe pas de dépistage organisé pour les autres cancers liés au papillomavirus. Les cancers du pénis, de la vulve, du vagin, de l’anus et de la sphère ORL ne peuvent donc pas être détectés de façon précoce comme le cancer du col de l’utérus.1
J’EN PARLE AVEC UN PROFESSIONNEL DE SANTÉ
Parler du papillomavirus : un geste simple pour votre santé.
Pour vous protéger contre le papillomavirus, parlez-en !
Alors n’attendez plus : prenez rendez-vous dès maintenant avec votre professionnel de santé. Généralistes, pharmaciens, gynécologues, sages-femmes, infirmiers sont là pour vous accompagner et répondre à toutes vos questions.3
Vous avez d’autres interrogations sur le papillomavirus (ou HPV) ?
Toutes les réponses à vos questions dans notre FAQ :
Grâce à ces informations, envisagez-vous de prendre rendez-vous rapidement avec votre professionnel de santé pour vous protéger des risques liés à l’infection au papillomavirus ?
- Institut National du Cancer (INCa) – Arguments clés pour la vaccination contre les HPV à destination des professionnels de santé. Août 2025. Disponible sur : https://www.cancer.fr/catalogue-des-publications/arguments-cles-hpv-pour-les-ps-a4 – Consulté en février 2026.
- Haute Autorité de Santé (HAS) – Questions-Réponses sur l’infection à papillomavirus humains (HPV), cause de cancer du col de l’utérus, et le dépistage. Juillet 2020. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3146343/fr/questions-reponses-sur-l-infection-a-papillomavirus-humains-hpv-cause-de-cancer-du-col-de-l-uterus-et-le-depistage – Consulté en février 2026.
- Institut National du Cancer (INCa) – Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV (papillomavirus humains). Janvier 2026. Disponible sur : https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/prevenir-les-risques-de-cancers/vaccination-contre-les-cancers-hpv – Consulté en février 2026.
- Santé publique France (SpF) – Infections à papillomavirus. Janvier 2026. Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-prevention-vaccinale/infections-a-papillomavirus/la-maladie/#tabs – Consulté en février 2026.
- World Health Organization (WHO) – Questions and answers about human papillomavirus. Avril 2024. Disponible sur : https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/aab05f45-2eb4-4a41-bbec-75c365fab15d/content – Consulté en février 2026.
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – Préservatifs. Février 2024. Disponible sur : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/condoms – Consulté en février 2026.
- Fondation ARC pour la recherche sur le cancer – Le traitement des dysplasies du col de l’utérus. Août 2025. Disponible sur : https://www.fondation-arc.org/sinformer-sur-le-cancer/les-differents-cancers/le-cancer-du-col-de-luterus/quels-sont-les-traitements-du-cancer-du-col-de-luterus/le-traitement-des-dysplasies-du-col-de-luterus/ – Consulté en février 2026.
- Dermato-Info. Comprendre les condylomes. Société française de dermatologie. Décembre 2019. Disponible sur : https://dermato-info.fr/comprendre-les-condylomes – Consulté en février 2026.
- Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales en vigueur disponible en ligne sur : https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination/calendrier-vaccinal
- Haute Autorité de Santé (HAS) – Recommandation vaccinale. Vaccination contre les papillomavirus : élargissement de la cohorte de rattrapage vaccinal chez les hommes et les femmes jusqu’à 26 ans révolus. 13 mai 2025. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2025-05/vaccination_contre_les_papillomavirus_elargissement_de_la_cohorte_de_rattrapage_vaccinale_ches_les_hommes_et_femmes_jusqu_a_.pdf